"Rendez-vous doux"

amour

Nonnnnnnnnn mon billet n’a pas de lien avec la chanson de Gerry Boulet "Rendez-vous doux". Seulement, je cherchais un titre et c’est cette chanson qui m’est venue en tête. D’après vous, quel(s) mot(s) a(ont) un lien avec mon billet? Vous avez une chance sur deux … Vous aurez la réponse plus tard … ;)

Pourquoi je veux parler de rendez-vous? Parce que je veux parler de synchronicité et la définition qu’en fait Carl Jung est celle-ci: "C’est un rendez-vous pour prendre conscience de soi-même". Mais pourquoi ai-je choisi de parler de synchronicité?????
C’est vraiment "étrange" ce qui s’est passé ce soir. Voici une tranche de ma vie. J’étais invitée à une soirée organisée pour "célébrer" une dernière fois la présence d’une amie au Québec qui devra bientôt quitter le pays pour la Belgique. Jusque là, vous me suivez? Bah, c’est pas très compliqué. Je vous taquine. Bon, je continue. Donc, je discutais avec des gens à propos de l’Amour, d’ouvrir son coeur, bref, laisser de la place pour l’Amour. Je dois dire que j’avais un peu (bon O.K. pas mal) le coeur gros. La soirée terminée, je me rends à l’arrêt d’autobus où j’attends patiemment. Quelques minutes se sont écoulées et un taxi s’arrête près de moi. Le chauffeur baisse sa vitre et m’offre gratuitement de me reconduire dans un endroit plus sécuritaire. J’accepte avec grand plaisir et le remercie de nombreuses fois. Tellement qu’il est devenu gêné. Il m’a dit et je vous jure "Madame, il faut ouvrir son coeur pour laisser venir pleins de belles choses, pleins de belles opportunités. Et ici, je ne parle par de l’Amour avec un homme ou une femme. Je parle d’ouvrir son coeur à la Vie." Euh … QUOI? Je venais tout juste de discuter de ça avec les filles à la soirée et ce monsieur s’est permis de me parler ainsi parce que j’en revenais pas qu’il m’offre de me reconduire et que je ne cessais pas de le remercier.

Plus tard, dans le métro, un étranger est sorti du wagon rendu à destination et m’a souri en me souhaitant une bonne nuit. Je lui ai rendu son sourire et lui ai souhaité la même chose. Comment est-ce possible tout ça? Je me sentais peut-être ouverte, prête à ouvrir mon coeur et on m’a répondu. Enfin, j’en reviens tout simplement pas.

Là où je veux en venir avec ce billet est très simple. Ouvrir son coeur est, selon moi, de croire en son potentiel créateur, croire en soi et ses capacités. C’est aussi de croire qu’on mérite de vivre de belles opportunités, croire à quelque chose de plus grand que soi. C’est avec mon coeur que je vous écris. C’est ce que je fais habituellement. Seulement, là je me donne le "contrat" de parler davantage avec mon coeur. Ainsi, je ne pourrai qu’accueillir le beau, le bon et le bien. Les belles réalisations artistiques que j’ai eu le plaisir de faire (Art Entr’Elles par exemple), celles à venir m’aident et m’aideront à développer la confiance et l’estime de moi. Que je suis capable d’accomplir et de mener à terme des projets. Je me sens souvent comme une impostrice (féminin d’imposteur!!!), alors qu’au fond j’ai autant ma place que n’importe qui. Ouvrir mon coeur m’aide à me prendre en douceur et à calmer mes angoisses. Même si les événements ne fonctionnent pas toujours comme je l’aurais souhaité, que je voudrais réaliser plus de projets, que la Vie m’envoie autre chose que ce que j’aurais voulu, si j’ouvre mon coeur, ce sera probablement un "rendez-vous doux" que je prendrai avec moi. Et peut-être alors je serai plus encline à VOIR les opportunités qui s’offrent à moi en faisant preuve d’ouverture… Et ce, en m’accordant toujours beaucoup d’Amour et en disant MERCI…

Bonne nuit et je vous aime!

Lyne

;)

xxx

platre


J’aime les femmes

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Depuis janvier, Je suis inscrite à un cours à l’UQAM: "Introduction à la pensée féministe". Depuis … éveil. Compréhension. De moi et du monde qui m’entoure. Regard différent sur la vie.

Il y a des femmes qui se disent "féministes". J’en suis. Malgré toutes les luttes (certaines ont été gagnées), nous avons régressé. Le féminisme a régressé. Qu’en pensez-vous? Personnellement, je trouve que la Femme doit réfléchir. À ce qu’elle est et ce qu’elle aspire à devenir. Ceci dit, l’Homme AUSSI. Je crois que nous avons toutes une responsabilité, soit celle de cultiver pour nous-mêmes une image de soi qui nous est propre, qui reflète notre identité. Je trouve que cette image en a justement pris un coup.

Le discours que l’on entend souvent de "on vit dans un monde de surconsommation" et bla bla bla, eh bien je pense qu’il est vrai. Non seulement, c’est une réalité, mais ça va plus loin que ça. L’objet de mon billet ici est seulement pour questionner, dénoncer quelque chose qui me fait flipper. Les chansons que j’entends à la radio, les films dépeignent souvent les femmes comme des femmes objets, des femmes victimes, des femmes qui détestent les autres femmes, des femmes éplorées, des femmes qui ont à TOUT PRIX besoin des hommes pour être aimées et … SAUVÉES!!!! QUOI????? SAUVÉS?!?!?! J’en reviens pas! BADABOUM! Oui oui! Vous ne vous trompez pas: Je tombe en bas de ma chaise. Quelques petites ecchymoses, mais pour la cause, ça  en vaut bien la peine! ;)

Deux minutes. Je dois me lever. J’ai besoin d’une pause pour me calmer. Un bon chocolat chaud, du bon gras qui va se ramasser dans mes cuisses qui causeront de la cellulite qu’on ne voit SURTOUT pas chez ces femmes parfaites dans les films qui pleurent parce qu’elles ont été abandonnées … awwwwww. Bref, je reviens. ;)

Bon, je suis revenue. J’ai changé d’idée. Au lieu d’un chocolat chaud, un bon brownies dans mes cuisses … hmmmmm ;)

Bon. Revenons donc à nos "moutons".

Le pire là-dedans, c’est que nous tombons dans le panneau. BANG! Et je me compte là-dedans. Je ne suis pas mieux. Seulement, je réalise de plus en plus à quel point ce qu’on nous montre dans les médias ne sont que des débris de l’antiféminisme des années 1700 jusqu’à maintenant. Parce que ne nous leurrons pas: Il y a beaucoup de discours antiféministes sans même que nous nous en rendions compte dans notre entourage. "Ce ne sont que des blagues!". Hmmm, j’ai du mal avec cette réponse. Je pense qu’inconsciemment, des blagues, des images, des chansons, des films, des discours peuvent réellement avoir des répercussions sur nos perceptions, sur nos comportements, sur notre perception en tant que femme de la femme. Bref, j’arrêterai ici. J’aurais encore tant à dire.

Ce qui est difficile selon moi est de trouver la place qui nous revient, tout comme celle des hommes. Je pense que nous sommes mêlés. Je ne dis pas que nous avons chacun des rôles prédéfinis. Au contraire. Je dis simplement qu’il me semble que le monde dans lequel nous vivons ne me semble pas juste. Il y a quelque chose qui, à mon avis, ne tourne pas rond. Je ne suis pas contre les hommes. Loin de là. Être féministe ne signifie en rien détester les hommes. Il y a des hommes qui se disent féministes. Je crois à l’égalité entre les deux sexes, voilà tout. Nous sommes égaux. Seulement, avec ce que les médias nous renvoient comme images, ne nous aide pas à rééquilibrer l’image de la femme perpétuée depuis des siècles et pas si loin que ça où la femme était considérée comme étant une simple machine à procréer et à s’occuper de la maison. Une femme qui ne pense pas.

Est-ce moi qui exagère? Je ne crois pas. Je suis réellement curieuse de connaître votre opinion, de lire ce que vous avez à dire sur le contenu de mon billet.

La raison du pourquoi j’ai pris la décision d’écrire tout ce texte (et croyez-moi, j’en aurais encore à dire),  c’est que j’ai dit depuis le début de ma période de création de mon spectacle que je veux écrire au sujet des femmes. Ceci dit, je me sens un peu mêlée avec mes propres idées face à la Femme. Et ce, parce que ma culture, mon éducation m’ont inculqué des valeurs, des idées auxquelles j’adhère de moins en moins maintenant. Je suis donc en reconstruction de ma propre identité. Bref, pour être concise (difficile ici), j’ai envie de présenter un ou des numéros qui reflètent l’image d’une femme telle qu’elle est. Réellement. Pas comme on la présente si souvent. Pourquoi? Parce qu’il me semble qu’il serait temps de présenter une Femme fière d’elle, confiante, pleine d’atouts, intelligente, responsable, solidaire aux autres femmes, indépendante. Ce qui n’enlève RIEN aux hommes. Ceci dit, le monde s’en porterait mieux. J’en suis persuadée.

*Vous avez probablement remarqué que je n’ai pas énuméré des exemples de représentations de la femme et j’ai fait exprès. Je vous invite à faire vos propres recherches, à vous questionner, à rapporter des exemples (pour faire une critique constructive) de ce que vous considérez comme antiféministe dans les médias ou autour de vous. De plus, je vous invite à rapporter des exemples de femmes qui reflètent ce qu’est une femme à vos yeux. Et si vous voulez partager vos pensées sur ma page fan Facebook Lyne Labrie, ça me fera un grand plaisir de vous lire et peut-être je m’en inspirerai ;) *

Bonne soirée!!!

Lyne

;)

xxx


Lâcher la banane!

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  J’ai repris ce titre en écoutant une chronique d’un "coach de vie" que j’aime bien écouter: David Bernard. "Lâcher la banane" ou lâcher prise, lâcher le morceau, c’est selon. Choisissez la formule qui vous convient le plus! ;)  

  Je vous donnerai le lien de la vidéo où on parle d’une expérience faite avec un singe. Belle réflexion, vous verrez! Je ne sais pas pourquoi, mais récemment j’ai senti un éveil, une prise de conscience. J’ai été touchée par quelque chose de plus fort que moi qui m’a fait réaliser d’arrêter de combattre pour ce que j’aimerais DONC avoir et plutôt de vivre l’instant présent. Lâcher prise. Voir la beauté du moment. Tout simplement. C’est drôle parce que je trouve ça tellement plus facile et agréable. Je souris davantage parce que je vois. Mes yeux sont ouverts. Je commence à saisir les petits moments tout simples comme de belles opportunités à l’émerveillement. Et la lumière fût!!!!!!!

  J’ai envie de prendre ma main, que dis-je, mon poing tendu et déployer mes doigts afin de recevoir ce que la Vie veut m’enseigner et m’apporter. Ça veut dire à mes yeux d’accepter que ce que je veux n’est peut-être pas ce que je dois vivre ou avoir. Du moins, pas pour l’instant. J’aime bien l’analogie du singe. Il y a aussi celle-ci que j’apprécie: Quand on court après un animal, habituellement celui-ci court également parce qu’il a peur. Et plus on court, moins on l’"atteint". Lorsqu’on s’arrête, je ne sais pas pourquoi, vous remarquerez que l’animal cesse de courir et revient lentement vers soi. Quand on veut obtenir ABSOLUMENT quelque chose, qu’on veut ABSOLUMENT être en amour et rencontrer quelqu’un, c’est drôle, mais ça n’arrive habituellement pas. Enfin, c’est ma constatation. Ceci dit, ça ne veut pas dire que lorsqu’on arrête de VOULOIR, ce qu’on veut arrivera. Cependant, on se donne la chance de s’arrêter un instant et de revoir notre charte de vie. Cette charte où l’on inscrit ce qu’on aimerait réellement. Et peut-être alors qu’en ralentissant, on laisse d’autres opportunités se montrer le bout du nez. J’appelle ça de l’OUVERTURE. ;)

  J’aurais pu titrer mon billet: "À l’aube des choix", mais j’ai préféré l’autre. Je me sens dans une phase où je réfléchis à ce que je veux réellement. Choix professionnels, choix personnels, choix de vie. J’ai commencé alors à me fixer des objectifs: Je fais le choix, professionnellement, de prendre tous les moyens que j’ai en ma possession pour réaliser mes rêves, ce que j’aimerais du plus profond de mon coeur. Si la Vie veut autrement pour moi, un autre chemin, je la laisserai me guider. Il y a une part d’Action qui me revient. L’autre part revient à quelque chose de plus grand que moi. Je ne baisse pas les bras, non. Je décide de choisir quelque chose qui me fera sentir bien, qui me fera aimer mon existence.  

  J’en suis à me demander s’il y a une place pour ce que je souhaite partager et le médium pour le partager (spectacle, projets artistiques). Enfin. Je me laisse une année pour voir la réponse. Et cette année sera belle. Parce que je miserai tout ce que je peux. Après, je verrai. J’ai déjà commencé à réfléchir à ce que j’aimerais faire, de nouveaux défis qui pourraient me ressembler. Pour l’instant, je garde cette option pour moi. En temps voulu, je vous la partagerai avec plaisir si elle doit se pointer le bout du nez dans ma vie. Et je lui ferai une belle grande place avec les bras grands ouverts.

 

Voici le lien dont je vous parlais: Bonne écoute!

 

Je terminerai en disant que je pense que la vie est belle quand on prend le temps de l’écouter. ;)

 

 

Lyne

         ;)

               xxx

 


3, 2, 1 …

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Bonne année 2013 à toi chère(cher) lectrice(eur)!!!

Je viens de vivre une expérience formidable, soit celle de voyager toute seule. Je viens de passer 4 jours dans la ville de la "grosse pomme". Eh bien, oui! J’ai choisi d’aller célébrer le nouvel an à New York!

Certains pourraient dire que New York est une destination populaire, qu’il n’y a rien d’extraordinaire. Peut-être. Ceci dit, je ne trouve pas. Si vous voulez, je vais vous partager mon expérience.

New York, se résume à: "Le temps, c’est de l’argent". C’est ce que m’a dit Misty, accueillante hôtesse qui m’a louée une de ses chambres dans le New Jersey. J’ai pris cette information et je l’ai laissé faire son chemin dans ma tête. Je peux confirmer, après avoir vécu 4 jours à New York, que c’est effectivement un proverbe qui prend tout son sens. J’ai rencontré des gens accueillants, des gens bêtes comme leurs pieds (en infime quantité) et des gens qui n’avaient pas de temps à perdre. Je les trouvais "raides" au départ. Après, j’ai compris. Ça fait partie de leur mentalité. En quelque sorte, j’aime cette vision. Par contre, ne travailler que pour l’argent, peut-être pas. Vivre dans l’état d’esprit du "get to the point", de savoir où on s’en va sans se poser 36 000 questions, d’être clair et direct, j’aime bien. À cette vision, j’aimerais ajouter un élément qui est essentiel à mes yeux et qui la rendra ainsi plus complète. J’écoutais un motivateur dernièrement, David Bernard (pour ne pas le nommer), qui expliquait une théorie bien intéressante: Il faut parfois ralentir pour pouvoir prendre le temps d’identifier ainsi ce que l’on veut. Après, il sera beaucoup plus efficace de prendre un élan qui apportera son lot de richesses. Misty m’expliquait que les gens là-bas veulent être efficaces et ne perdent pas leur temps. Maximiser, rentabiliser et profiter! Je me souviens m’être sentie bousculée à un moment précis où j’ai simplement commencé à poser la question pour savoir si le mini-bus se rendait au New Jersey. Le préposé gesticulait en me faisant savoir que je devais me dépêcher. Il n’y a pas de temps à perdre. Nous, les québécois, sommes réputés pour être un peuple gentil, accomodant, accueillant, on préfère le statut quo, pas de chicane, pas de prise de décision claire, peut-être trop mou parfois. Je suis québécoise et je peux affirmer que si j’avais une part de mentalité new-yorkaise, j’irais probablement plus vite dans mon écriture, dans la mise sur pied de mes projets.

Je ne suis pas particulièrement une "fervente-pratiquante-de-prise-de-résolutions". Cela dit, je fais une exception cette année. Une de mes "résolutions-mantra" pour l’année 2013: Ralentir pour prendre mon élan et … "get to the point".

***Ah oui! Si vous voulez voir plus de photos de mon voyage, je les publierai sur mon compte flickr: http://www.flickr.com/photos/courtelyne Laissez-moi un peu de temps pour que je fasse une sélection. Cela devrait être prêt très bientôt. Bonne visite!!!! ;) Les commentaires sont toujours les bienvenus!!! ;) ***

Bonne Année 2013!!!

Lyne

;)

xxx

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Aujourd’hui, jai décidé de continuer.

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Un record en matière de nouveaux textes pour mon blog en si peu de temps … Faut croire que j’apprends beaucoup en étant proche d’une grande dame, soit celle de Pol Pelletier, femme de théâtre, auteure, metteure en scène, pédagogue, féministe et pleins d’autres titres et caractéristiques que je ne pourrais énumérer ici vu la vastitude de cette femme. J’ai oublié "humaine". Elle l’est. Avec tout ce qu’elle a vécu et qu’elle donne aujourd’hui par ses enseignements et simplement en étant avec nous. Sa présence, son unicité et son originalité donnent le goût, le courage nécessaire pour avancer, la force de se dépasser, de croire en ses capacités, d’innover et de créer.

En ce moment, je vis sur une bulle. Je prends tout ce que je peux. J’essaie. Je suis humaine aussi et il m’arrive de laisser mon ego prendre le dessus. Dernièrement, c’est ce qui est arrivé  (si vous avez lu mon billet précédent, vous comprendrez). Toutes les questions que je me posais vu mon insécurité, mes nombreuses peurs (décevoir, , mon incompréhension à être là, etc.) ont fait que mon ego a pris toute la place au lieu de simplement être là. Être là, travailler à développer ma présence pour servir et non être servie. Je suis servie et je ne m’en rendais pas totalement compte.

Après plusieurs discussions, une d’entre elles m’a permis de réaliser que je ne focusais pas du côté qui allait m’aider à avancer. L’angle que j’avais choisi servait à remplir mes peurs et à les renforcer. Au lieu de ça, j’ai décidé aujourd’hui même de demander du courage, de foncer et faire face à mes peurs. Je ne dis pas que je n’ai plus peur. Au contraire. Je décide cependant de voir plus loin et d’être patiente avec moi et cultiver la bienveillance. Ce soir, je suis allée pratiquer un exercice. Je ne l’ai pas réussi et j’ai plutôt vu que j’étais sur la bonne voie en trouvant une piste de où je devais travailler pour réussir.

Ce soir, j’étais dans le métro et sur l’écran où on peut lire différents messages, publicités, etc., il y avait un proverbe qui disait: “Ne baisse pas les bras, tu risquerais de le faire deux secondes avant le miracle.” (Proverbe soufi)" Et qui parle de hasard? ;)

Aujourd’hui, j’ai décidé de continuer.

Lyne


Je suis éteinte

J’ai un corps. J’ai un corps et je ne m’en sers pas. Très peu. 30%.

J’ai une tête. J’ai une tête je m’en sers. Beaucoup. 70%.

Je suis déroutée.

Je suis un atelier et j’ai du mal à entrer dans mon corps.

Comment ça se fait, donc?

Aurais-je peur? Pourquoi je résiste autant?

Je veux partir. C’est trop difficile.

Revenir dans mes pantoufles confortables. Confortables pour combien de temps?

Pourquoi avoir si peur et toujours revenir vers là où on se sent "bien"?

J’aimerais comprendre. J’aimerais me comprendre.

C’est un 2e article très personnel qui met une fois de plus mes tripes sur la table. Encore une fois, BON APPÉTIT!

Faire face à qui je suis, à mes émotions, à ce que mon corps pourrait me révéler me fait peur. L’inconnu … Qu’est-ce qui pourrait être si terrible? Peut-être que je ne pourrais plus être qui je suis. Peut-être que je pourrais être celle que j’ai toujours été et que je ne me suis jamais donnée le droit d’être. J’ai peur qu’on me regarde. J’ai peur de soutenir ces regards autour de moi. Que ces regards sachent qui je suis exactement. Suis-je un monstre. Probablement pas. Certainement pas. Je sens cette période comme une opportunité de création. Aller au coeur de qui je suis pour en faire ressortir toutes les beautés, celles que je refuse de montrer.

Je mentirais si je disais que je traverse ce moment sans que des larmes ne tombent. Ce sont des larmes de libération. Je me libère. N’est-ce pas fantastique?

Je ne comprends pas pourquoi j’ai été choisie pour faire cet atelier sur la présence puisque j’ai du mal à entrer dans mon corps. J’attends une réponse. Est-ce qu’elle vient de l’Autre? De la personne qui m’a choisie? Probablement pas. Attendre que l’Autre nous donne des réponses. L’attente … Pourquoi j’attends? Si j’attends, je vais attendre longtemps. Si je me pose la question, j’aurai probablement une réponse. Sinon, je peux aussi attendre que la Vie me l’envoie. En écrivant cet article, je trouve quelque chose.

Pour être totalement présente, je dois entrer dans mon corps. Ce qui signifie avoir préalablement voyagé au coeur même de soi. Ce que j’arrive difficilement à faire compte tenu de mes nombreuses peurs. Vais-je y arriver? Qui sait?

Je veux. Je veux très fort. Est-ce une question de volonté? Peut-être pas. La volonté, c’est dans la tête que ça se passe. Est-ce quemon corps veut se libérer et se laisser aller?

 

Je vous laisse! Je vais lui demander!

 

 

Lyne

      


Je suis un raton …

 

Il est rare que j’écris deux articles dans le même mois … BANG! Je brise la tradition! De toute façon, les traditions sont là pour être brisées … Ohhhhhh mais qu’est-ce que je viens d’écrire là?

 

Ce soir, je me sens inspirée pour pondre un autre article. En ce moment, je travaille autour et avec Pol Pelletier, femme de théâtre. Ce soir, pour ouvrir la salle et y faire entrer les gens, l’équipe bénévole qui travaille pour et avec Mme Pelletier et moi nous sommes déguisées. En quoi? En raton laveur … Pourquoi donc? Eh bien, voici l’explication toute simple et si belle: Selon une tradition autochtone, le raton laveur est le symbole de protection des opprimés et des faibles. Donc, nous étions maquillés ainsi afin d’accueillir et de prendre soin du public. Les gens ont été réceptifs: Sourire, remerciements, rires …

 

À mon retour chez moi, j’ai pris la décision de conserver ce rôle. Les réactions ont été très différentes: Regards insistants, jugement dans le corps et le visage, peur, rejet, rire, interrogations, sourire, ouverture à quelques reprises. Je me sens bien dans ce personnage. J’aime prendre soin des gens qui sont dans le besoin, qui sont faibles, les opprimés de la société. Je suis leur défenseuse (ce néologisme vient de ma tête parce que dans le Larousse, il est écrit: "Défenseur n.m. = personne qui s’oppose à une attaque, qui défend qqn ou qqch. Le mot n’a pas de féminin et peut être employé pour désigner une femme :elle est l’éternel défenseur des opprimés et des malheureux. Maître Martine Balto, défenseur commis d’office, plaide la relaxe."). Pourquoi n’y a-t-il pas de féminin à "défenseur"???????

 

Bon. Tout ce que j’ai envie de dire est que je trouve le monde bien spécial. On trouve étrange une personne qui se maquille en raton laveur.  On la regarde de travers, on la traite probablement d’illuminée, spéciale, "weird", bizarre. Bref, on ne comprend pas. Au lieu de poser des questions à la personne concernée, on préfère la juger. Non, il est évidemment plus simple de l’étiqueter. Proposer des idées, créer quelque chose de nouveau dérange.

 

Par contre, lorsqu’on est témoin de situations choquantes telles que la violence en parole, des propos haineux, des sentences bonbons qui n’ont aucun sens attribuées à des gens accusés de viol ainsi que plusieurs autres types de situations qui n’ont aucune allure par leur inhumanité, il n’y a aucun problème. Ça passe.  Eh bien, je dis NON. NON. Je serai donc congruente avec mes propos de raton. Je préfère envoyer de l’amour. D’ailleurs, je veux que mon spectacle soit rempli d’Amour. Au lieu d’envoyer promener les gens, je préfère leur envoyer de l’Amour. Les gens qui ont de la haine sont en manque d’amour. Et je veux en donner. Par contre, pour être complètement authentique, je suis probablement un raton à mes heures et une jument enragée à d’autres heures. Donc moitié raton moitié jument enragée.

 

Tout ça parce que je souhaite changer le monde …

 

 

 

Bonne Cré-action!!!

 

 

Lyne

;)

xxx

 


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